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Programme 7, du 11 septembre au 22 octobre 1996

Éditorial

Le chiffre de l'été, ce n'est pas le coût total de la dernière gabegie olympique (de plus en plus éloignée de l'esprit initial, nous en sommes à 250 000F par médaillé(e) d'or), ce n'est pas non plus le xième sordide attentat des terrorismes de tous poils (la liste est longue), ni les mètres carrés supplémentaires dans le trou de la couche d'ozone, ni même le nombre de morts in-sensées de guerre ou de faim, ni même encore en France le nombre de sans-papiers, mais celui-ci et qui contient d'une certaine façon la souffrance de tous les autres : 358 riches gagnent plus que 2,3 milliards de pauvres (Libération du 17/07/96 !).

Comme dans le remarquable film d'Altman, les combines, les gangsters, le jeu (financier et autre ...), bref la «mafia» mène la danse du monde (c'est cela la mondialisation, non ?) ... A plus juste titre que ne le dit la pub pour une marque de chaussures, nous pouvons dire : «Kansas City, this is my planet !»

Mais ce n'est pas nouveau : nous savions déjà que 10% des français détiennent la moitié du patrimoine national (Le Monde - 2 mars 1996). Alors «bonnes rentrées « quand même (cinématographiques et autres .... ). Nous n'oublions pas que le cinéma nous permet aussi de «penser le monde» (Serge Daney) et donc contribue aussi, lorsqu'il nous rend meilleurs, à sa transformation.

Pour finir avec humour noir (!) ce mot de Louis Scutenaire, surréaliste belge : «Courage, on ne les aura jamais !»... Jamais ?... Peut-être que dans quelques siècles les anciennes générations raconteront aux nouvelles cette époque troublée avec la même distance que nous avons nous pour le Moyen-Age ; et commenceront leurs propos comme commencent les contes berbères, et comme s'intitule le premier film dans cette langue de Belkacem Hadjadj, par «Il était une fois» : «Machaho tellem chaho» ... .

Les films