
Programme 22, du 30 septembre au 10 novembre 1998
Les films
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Infos et séances : Aprile, de Nanni Moretti

Du 8 mars 94 au mois d'août 97, l'itinéraire de Nanni Moretti, entre les préoccupations politiques, le tournage d'un documentaire sur l'Italie et les élections qui suivent la chute de Berlusconi, la première victoire de la gauche en Italie, la préparation d'une comédie musicale sans cesse différée et une fois de plus abandonnée, et la naissance de son fils.
Séances passées
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Infos et séances : Devarim, d’Amos Gitaï

Tel-Aviv, un jour d'avril. Caesar et Israel apprennent la mort du pere de leur ami Goldman. Ils ont l'intention de se rendre aux funerailles, mais ignorant le lieu d'inhumation, ils errent de cimetiere et cimetiere et ratent la ceremonie. A travers cette errance, "Devarim" raconte l'histoire de ces trois amis qui menent une existence melancolique, ineluctablement condamnee au questionnement. Ils meprisent leur entourage, sont nostalgiques de leur passe. Ils appartiennent a cette generation des annees soixante-dix, ou ils s'efforcaient de donner un sens a leur vie.
Séances passées
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Infos et séances : Face, d’Antonia Bird
Ray braque une banque avec sa bande, Dave le plus âgé, embourgeoisé, prêt à se retirer, Julian, marié, père de famille, avide et déjanté, Stevie, pas très malin, attaché à Ray et Jason, petit voyou qui remplace son oncle Sonny. Autrefois, Ray croyait pouvoir changer le monde en militant. Sa mère et Connie, sa compagne, continuent la lutte sociale et politique. Lui, a choisi la délinquance comme révolte. Ce soir là, le partage du magot s'effectue violemment ... Ce film d'hommes, réalisé par une femme, respecte scrupuleusement les règles du genre. Film noir, plus précisément films de gangsters dans l'esprit américain de l'après-guerre, il s'appuie aussi sur le contexte social de son pays d'origine : l'Angleterre, l'action se situe dans l'East End, quartier ouvrier londonien.
Séances passées
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Infos et séances : Henry Fool, de Hal Hartley
Simon a tout du jeune homme timide et boutonneux qui vit dans un environnement familial et professionnel (il est éboueur) pour le moins sclérosant. Il cache pourtant un talent secret : la littérature. Il écrit en effet à ses heures perdues des poèmes qui peuvent être lus comme des métaphores de sa frustration sexuelle et affective. Un jour débarque de nulle part un mystérieux inconnu, Henry Fool, sorte de vagabond un peu rebelle qui prône l'esprit subversif... La mise en scène révèle le coup d'oeil de Hal Hartley, sa capacité à saisir l'angle qui accentue l'effet de l'image et l'enchaînement des séquences qui font progresser l'histoire. Le film trouve un ton attachant et le final est digne de «Trust me», l'oeuvre qui l'a révélé. Restent ses fameuses touches d'humour insolites, ici à tendances triviales mais élégantes, et ce regard ironique qui n'appartient qu'à lui sur la vie provinciale américaine.
Séances passées
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Infos et séances : L'arrière-pays, de Jacques Nolot

Après dix ans d'absence, un acteur de second rôle, la cinquantaine et célibataire, retourne dans son village pour assister aux derniers jours d'un proche et se retrouve confronté à l'histoire de sa famille et au désir de celui qu'il fut.
Séances passées
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Infos et séances : La Guerre des boutons, d’Yves Robert

Deux villages, Longeverne et Velrans, sont en guerre. C'est la guerre que mènent chaque année les écoliers des deux communes. Quand la troupe de Longeverne commandée par le grand Lebrac fait un prisonnier, on soustrait à ce dernier tous ses boutons. Cette méthode remporte un franc succès, à tel point que les troupes pour éviter cette extrême humiliation se mettent à combattre nues.
Séances passées
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Infos et séances : La montagne de Baya, d’Azzedine Meddour
En Kabylie, au début du siècle. Les habitants du village dans lequel vit Baya ont été dépossédés de leurs terres par les forces françaises, qui viennent de briser les derniers îlots de résistance berbère. le fils du Bach-Agha, le chef local, convoite Baya et ordonne à ses soldats de l'emmener de force. Son mari s'interpose et tente de tuer le fils du Bach-Agha, qui le tue. Son père donne à Baya une bourse de louis d'or, la «ddiya», le prix du sang ... La force de ce film, c'est une sensation physique, palpable : la relation à la terre, quasi charnelle, d'une horde de villageois traqués qui s'accroche à sa montagne.
Séances passées
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Infos et séances : La vie rêvée des anges, d’Erick Zonca
Isa a vingt ans, son sac à dos pour tout bagage et une "philosophie de la galère" plutôt souriante. Elle débarque à Lille, après d'autres villes de passage, à la recherche de petite boulots. Partout où elle va, elle ajoute une petite pièce à l'édifice qu'elle construit patiemment avec son envie, sa générosité sans le savoir vraiment instinctivement. Son chemin croise celui de Marie, 20 ans elle aussi. Fille du Nord, solitaire, comme Isa, mais pour d'autres raisons. Marie est sauvage, écorchée, révoltée contre sa condition sociale. Le film raconte le lien humain que chacune entretient à sa manière avec le monde. «La vie rêvée des anges» n'est pas seulement un pamphlet social, au sens militant du terme. C'est surtout et son titre l'indique un film sur des rêves dont certains s'exaucent et d'autres, qui se heurtent à la réalité, virent au drame. C'est cette confiance et ce désespoir mêlés que filme Erick Zonca. Une liberté de chaque instant. Et une tendresse pour ces deux filles dont la révolte éclate en bouffées de violence inexorables.
Séances passées
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Infos et séances : Le cirque de Calder, de Carlos Vilardebo
Dans son atelier de la rue Daguerre, Calder fabrique des jouets pour améliorer l'ordinaire. Il ébauche pour ses créations de petites mises en scène. De fil en aiguille, il produira 200 figurines et un spectacle de deux heures avec entracte et cacahuètes.
Séances passées
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Infos et séances : Les idiots, de Lars Von Trier

Des jeunes gens passent leur temps libre à explorer les valeurs cachées et les moins appréciées de l'idiotie. Dotés d'un appétit de vie féroce, leur but est de confronter la société à leurs idioties. Rien n'est comparable au sentiment de succès qu'ils ressentent à chaque fois que l'un d'entre eux trouve une nouvelle manière de dépasser ses limites...
Séances passées
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Infos et séances : Lettres d'un homme mort, de Constantin Lopouchanski
La catastrophe nucléaire a eu lieu. Ruines, radiations, à la surface ce n'est que désolation et terreur. Dans la cave suintante d'un musée, quelques survivants tentent de sauver les valeurs auxquelles ils croyaient. Parmi eux, un savant âgé, Prix Nobel, dont le fils a disparu et dont l'épouse agonise. Lui-même, qui est sorti pour tenter de retrouver son enfant, qui a pu voir l'ampleur de l'horreur, sait qu'il est condamné ... On ne sait pas où cela se passe, et cela importe peu : de toute évidence, dans ce premier long métrage, Constantin Lopouchanski vise à l'universel. Lentement, sourdement, s'installe une profonde angoisse. Plus qu'un message, «Les lettres d'un homme mort» sont d'abord un cri, de peur et de foi, encore, en l'humanité.
Séances passées
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Infos et séances : Matilda, de Danny de Vito
Matilda est une enfant aux multiples dons qui, à peine âgée de cinq ans, avait déjà dévoré les plus grands classiques de la littérature. Mais entre sa mère abrutie de télévision et son père, spécialiste en escroqueries minables, Matilda n'est pas née dans l'univers propice à son appétit de découverte.
Séances passées
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Infos et séances : Panorama du film court européen : la Grèce
Nous continuons ici notre panorama du film court européen commencé ce printemps avec la Suède, l'Irlande et la Belgique. Ce panorama a pour objectif, à travers une sélection mensuelle de films courts récents, de faire découvrir les préoccupations, recherches, développements des différentes cinématographies européennes, de ceux et celles qui en seront demain les principaux vecteurs. Le public sera invité à désigner, pour chacune de ces sélections le film qu'il aura préféré. Cette action originale et nouvelle déclinant ainsi les différents pays de l'Europe s'achèvera à l'aube de l'an 2000 par une Biennale de Films Courts Européens. Au programme : Le baton dans l'eau - Costas Kapakas - 1996 - 14mn ; Chaos - Nikos Grammatikos - 1994 - 12mn ; Le chien - Yannis Xanthopoulos, Marika Bonnier-Hansen - 1993 - 22mn ; Jazz - Achilléas Kyriakidis - 1997 - 12mn ; Monsieur Tout-le-monde - Yannis Katsaboulas - 1993 - 16mn ; Les yeux bandés - Vassilis Moïssidis - 1997 - 20mn.
Séance passée
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Infos et séances : Requiem, d’Alain Tanner
Paul, le narrateur, a rendez-vous, par un torride dimanche d'été, avec un Invité qui est, en fait, le fantôme du grand écrivain portugais Fernando Pessoa. Il vient à Lisbonne à midi, mais réalise que les fantômes donnent plutôt leurs rendez-vous à minuit. Entre midi et minuit, il va, par une série de hasards ou sur les traces de son passé, rencontrer toute une série de personnages...
Séances passées
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Infos et séances : Tunisiennes, de Nouri Bouzid
Comment être une femme moderne dans un monde qui ne l'est pas et qui prétend l'être ? Comment être une femme arabe libre dans un monde où le seul projet qui compte pour une femme est le mariage ; ce contrat social qui laisse peu de place à l'individu, à ses choix, à son épanouissement ? Amina, apparemment heureuse en mariage, Aïda qui a choisi le divorce et Fatiha, algérienne en Tunisie, trois femmes de trente-cinq ans environ, qui ont fait des études, ont découvert la liberté. «Tunisiennes» tente de parler des problèmes de la nouvelle femme arabe, ce qui ne fait que rendre la douleur plus profonde, même si elle est moins apparente. Le difficile apprentissage de la liberté face au poids de la tradition masculine, avec ses tabous et préjugés.
Séances passées